Réfléchir l’accompagnement des personnes accueillies exige au préalable que la question du lien soit posée : créer et entretenir des relations sociales, être « émetteur » et « récepteur » dans un mouvement relationnel qui se veut résolument humaniste.
On ne naît en effet pas en humanitude, on y est mis par les autres humains.
C’est pourquoi, la parole constitue un lien essentiel avec les résidents comme facteur de reconnaissance d’une humanité partagée : il faut parler aux résidents mais aussi les parler. En racontant l’histoire et leur histoire, nous les inscrivons dans le lien social, nous les aidons à prendre place dans le récit qui deviendra fondateur de leur processus identitaire.
La mise en projet, les opportunités d’être en devenir qui animent tout être humain sont l’expression du sens qu’il donne à sa vie.
Tout projet, soutenu par le désir, est personnel et se découvre dans un rapport dialectique à l’autre.
En effet, le désir d’autonomie de la personne handicapée mentale devra bien souventêtre suscité par autrui. Il est bon de rappeler que l’autonomie se vit, se développe et s’expérimente dans l’interdépendance et se caractérise par des éléments de conscience, de spontanéité, de responsabilité et de partage.